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dimanche 30 octobre 2016

BOSS NIGGER

 
(Boss Niger). 1975 .USA. En couleurs. Une production Jacs Films et 3 P Production
Avec Fred Williamson (Boss), D'Urville Martin (Amos), William Smith (Jed Clayton), RG Armstrong (le major Griffin), Don Red Barry (le docteur), Barbara Leigh (Miss Pruitt) et Carmen Hayworth (Clara Mae).

LE RESUME:
Une bande d'outlaws ouvre une malle qu'ils viennent de voler. Elle contient des milliers de dollars. A leur insu, deux hommes interviennent et les liquident tous. Ils s'agit d'anciens esclaves noirs devenus chasseurs de prime: Boss et Amos. Ils trouvent aussi avec le butin, une lettre du major Griffin, le maire de San Miguel et une étoile de shérif.
En rejoignant San Miguel, ils viennent en aide à une jeune fille Clara Mae qu'ils sauvent d'une bande de hors la loi.
Après quelques heures à cheval, ils rejoignent enfin San Miguel. Une ville ou le shérif vient d'être tué. Une ville sous la responsabilité de Griffin ou règne la violence et le désordre.
Les deux pistoléros s'aperçoivent vite que San Miguel est sous le joug d'un bandit notoire Jed Clayton et de sa bande de malfrats. Et le pleutre major a les pieds et poings liés face aux hommes du bandit qui rackettent et pillent la ville.
Boss et Amos s'autoproclament shérif et adjoint et investissent le bureau de l'ancien shérif. Ils se rendent comptent aussi que les habitants, malgré le fait d'être terrorisés, voient d'un très mauvais œil l'arrivée de ces deux noirs en ville.


Quand le sergent Garcia a abusé de la graisse à traire...
LA CRITIQUE:
En voilà un de nanar... Malgré les bonnes intentions du film produit en pleine blaxploitation (dans les années 70, des films produits et joués par des noirs américains pour la population " black" des Usa), il manque cruellement de rythme. Tout tombe à plat, que ce soit les situations ou les dialogues( peut être est du au doublage). De plus c'est rempli de faux raccords météorologiques. Et la direction d'acteurs reste très approximative. Même un épisode de Josephine, ange gardien reste plus percutant.
Dommage parce qu'on espérait beaucoup de la première vision de cette curiosité qui sortait des sentiers battus du western.
Fred Williamson, a "man in black"...
LA NOTE: 7/20

LE PLUS:
L'occasion de revoir William Smith, un spécialiste de séries télés et de films de séries B.
Il commence à jouer dans des films enfant, puis très jeune, il s'engage dans l' US Air Force et part pour la guerre de Corée. Quand il revient, il se met à fond dans le bodybuilding. Son physique lui permet de rejouer pour le cinéma et on peur le voir dans Le rabbin au Far West, Ca va cogner, L'aube rouge , Conan le barbare ou encore Maniac cop.
William Smith, un "dur" abonné aux rôles de méchants dans d'innombrables séries TV.
Mais il va surtout écumer la plupart des séries américaines de l'époque: Columbo, L'homme qui valait 3 milliards, L'age de cristal, Hawai police d'état, Shérif fais moi peur, Lhomme qui tombe a pic ou Hooker.
Mais on retiendra surtout sa participation au feuilleton Le riche et le pauvre et sa suite: Les héritiers ou il obtient le rôle mythique de Falconetti.  Un personnage qui lui collera à la peau et qui le fera entrer dans la légende d'Hollywood. Il marquera toute une génération de spectateurs. J'en garde un souvenir incroyable.

LE MOINS:
La musique typique disco de l'époque anachronique (bien sur c'est fait exprès) et qui est souvent trop envahissante...

L'ANECDOTE:
Sur certaines copies du film, le mot "nigger" du titre fut enlevé car jugé trop offensant par les producteurs pour la communauté noire américaine.