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lundi 21 novembre 2016

L'AVENTURIER DU TEXAS

(Buchanan rides alone). 1958. USA. En couleurs. Une production Columbia Pictures Corporation.
Un film de Budd Boetticher.


Randolph Scott, un "jeu" tout en retenue...

Avec Randolph Scott (Tom Buchanan), Craig Stevens (Abe Carbo), Barry Kelley (Lew Agry, le shérif), Tom Avery (le juge Simon Agry), Peter Whitney (Amos Agry), Manuel Rojas (Juan de la Vega) et LQ Jones (Pecos).

LE RESUME:
Tom Buchanan est un aventurier et mercenaire de la guerre civile du Mexique. Il revient aux Etats Unis avec un petit paquet d'argent en poche. Bien décidé a stopper cette vie tumultueuse, il a comme projet de s'acheter un petit lopin de terre et d'y élever quelques bêtes... Il fait halte à Agry Town histoire de se reposer un peu. Mais il comprend vite qu'il n'y est pas forcement le bienvenu et il a une altercation avec le shérif Lew Agry.
Dans le saloon il se fait agresser par un jeune" blanc bec qui joue les durs": Roy Agry, qui n'est autre que le neveu du shérif. Mais il le "remet en place".
Arrive en trombe sur son cheval, un jeune mexicain du nom deJuan de la Vega, il en veut à Roy et après une dispute, il le descend. Le shérif intervient et avec quelques hommes, ils commencent à tabasser le mexicain. Ca met Buchanan hors de lui, et il intervient pour le défendre. Finalement , le sherif arrête les deux hommes et les met en prison, bien décidé a les pendre.
Abe Carbo, un autre aventurier qui a assisté a la scène, s'empresse d'aller raconter au juge de la ville Simon Agry, que son fils s'est fait tué. Le juge Agry est le frère du shérif Lew Agry.
Alors que le village s'apprête a lyncher les deux "présumés coupable", le juge empêche la pendaison, dans un but politique (montrer qu'il est fidèle à la loi pour une possible réélection).
En prison, Juan de la Véga raconte à Buchanan que Roy avait passé la frontière et avait agressé sa sœur, c'est pour cela qu'il l'a tué.
Le lendemain, le procès présidé par le juge Agry lui même commence. Buchanan est acquitté par le jury populaire mais le jeune mexicain est condamné à mort.

Moitié Randolf Scott, moitié Bruce Lee... Quand le concepteur de l'affiche a forcé un peu sur l'apéro




LA CRITIQUE
Budd Boetticher signe là un western tout à fait honorable. Une histoire qui tient la route. Une belle rivalité digne du genre entre les frères Agry qui nous tient en haleine. Des seconds rôles qui assurent et des paysages arides comme on les aime. Tous les ingrédients seraient réunis pour faire de cet aventurier du Texas, un classique du genre sauf que... Randolf Scott;c'est un euphémisme; n'est pas le plus grand acteur du monde.
Et le dénouement est trop brouillon


LA NOTE: 13.5/20


Nouvel essai du concepteur... qui cette fois a un peu du mal avec les proportions du corps humain... On est loin de "l'homme de Vitruve "de  Léonard De Vinci...
LE PLUS:
Les seconds rôles, beaucoup plus charismatiques, prennent l'avantage sur le héros du film. Notamment Craig Stevens (Carbo) ou encore LQ Jones, remarquable dans le rôle de Pecos.
Carbo, le jour ...Carbo de nuit: 35 jours sans voir la terre, pull rayé, mal rasé...
LE MOINS:
Les 20 dernières minutes partent vraiment "en cacahuète". C'est alambiqué et d'une confusion totale.

L'ANECDOTE:
Dans leurs jeunes années, alors qu'ils étaient aux prémices de leur carrières, Randolph Scott et Cary Grant ont partagé un appartement. D'après les rumeurs Hollywoodiennes, ils auraient aussi partagé le même lit.

lundi 14 novembre 2016

COUP DE PROJECTEUR: ROBERT VAUGHN

 


Ce vendredi 11 Novembre 2016, à Ridgefield (Massachussetts), le dernier survivant des 7 mercenaires s'est éteint à l'âge de 83 ans, d'une leucémie aigue.
Redécouvrons cet acteur qui a eut une carrière longue et riche que ce soit au cinéma ou surtout à la télévision.
Il est né le 22 Novembre 1932 à New York.
Ses parent s divorcent alors qu'il est encore tout jeune et il suit sa mère qui part vivre dans le Minesota.
S'en suit une scolarité plutôt brillante ou d'ailleurs il est diplomé en journalisme à l'université puis il continue et obtint un un doctorat en communication.
Parallèlement à ses études, on peut commencer à le voir à la télévision.
Il se décide définitivement, il sera acteur.
Il débute dans un épisode du feuilleton Medic.

Il incarne Billy The Kid en 1957


En 1957, il est Billy The Kid dans Tales of Wells Fargo.
Puis viennent une multitude de rôles dans des séries western: Gunsmoke, l'homme à la carabine, Bronco, Laramie, Bonanza ou encore le virginien.
La même année, il interprète une autre figure de l'ouest: Robert Ford, le lâche assassin de Jesse James dans Le carrefour de la vengeance.
En 1959, c'est Ce monde à part, ou son jeu est remarqué puisqu'il est nommé à l'oscar du meilleur second rôle, mais il n'obtiendra pas la précieuse récompense.
Il "éclate" en 1960 puisqu'il rejoint le casting des 7 mercenaires. Il est Lee, le cowboy classieux qui garde toujours son "self control".

 
A coté de deux légendes
 Mais c'est entre 1964 et 1968, qu'il décroche son rôle le plus célèbre, celui de Napoléon Solo dans Des agents très spéciaux aux cotés de David Mc Callum. La série surfe sur la JamesBondmania qui sévit dans le monde entier, et est un franc succès.
Entre 72 et 74 c'est dans Poigne de fer et séduction , qu'il a le premier rôle.
Viendront  des "guest" dans les séries les plus connues: Columbo, Hawai police d'état, Arabesque, Agence tout risques, Rick Hunter, Perry Mason, Walker texas ranger ou encore le voyageur.
Mais aussi dans des films à succès: Bullit, Le pont de Remagen, La tour infernale, Superman 3 ou Delta Force.
Vers la fin de sa carrière on a pu le voir dans pas mal de série B:  C.H.U.D 2, Transylvannia twist, L'enterrée vivante, Killing bird
Clin d'œil, il sera aussi le juge Oren dans la série Les 7 mercenaires.

En 1972 il publie un livre "Only victims" consacré aux listes noires américaines. Un sujet qui lui tenait particulèrement à cœur.
Il était marié à Linda Staab et avait adopté deux enfants: Cassidy et Caitlin.
En 2016, il ne restait que lui des 7 principaux acteurs qui avaient joué dans le film

lundi 7 novembre 2016

LE BOURREAU DU NEVADA

(The Hangman). 1959. USA. En noir et blanc. Une production Paramount.
Un film de Mickael Curtiz.
Finalement, c'est pas si mal 50 nuances de Grey en film...
Avec Robert Taylor (Mac Bovard), Tina Louise (Selah Jennison), Fess Parker (le shérif Buck Weston), Jack Lord (Johnny Bishop), Gene Evans (Murphy), Mickey Shaughnessy (Al Cruse), Shirley Harmer (Kitty Bishop) et José Gonzales-Gonzales (Pedro Alonso).

LE RESUME: Mac Enzie Bovard, officier de la police fédérale , considéré comme un homme intègre et tenace est surnommé "le bourreau du Nevada". Pourtant il déteste ce surnom. Son job consiste à traquer les hors la loi, et comme il le dit, c'est à la justice de faire le reste.
Là, il amène en prison un certain Zimmerman. C'est l'un des 4 membres d'un hold up  meurtrier contre une diligence de la Wells Fargo, il y a deux ans et demi.
Un "Robert", une "Louise" et notre "Fess"préféré... Un trio gagnant.
Sur les 4 malfrats, il ne reste plus qu'une personne à arrêter et qui a été dénoncé par les autres: John Butterfield.
Le problème c'est que Bovard n'a qu'une description assez sommaire de l'individu: jeune, grand et blond. Il ne l'a jamais vu. Il compte sur un indice un peu plus prometteur: il aurait fait partie de la garnison de Fort Kenton.
Il décide de s'y rendre pour en apprendre plus. Là-bas il apprend qu'une jeune femme du nom de Selah Jennison a bien connu Butterfield. C'était un ami de son défunt mari.
Depuis qu'elle est veuve, elle survit au fort en travaillant au lavoir pour un salaire de misère.
Le Marshall lui propose 500 dollars pour qu'il l'accompagne a Northcreek (un endroit ou aurait été vu le bandit récemment), pour qu'elle l'aide à reconnaitre Butterfield. Elle refuse catégoriquement car elle ne souhaite pas trahir son ami. Mais Bovard qui a des certitudes sur la cupidité humaine, sait qu'elle craquera et qu'elle finira par accepter.
 En attendant, il part seul pour Northcreek. Il y fait la connaissance d'un jeune shérif sympathique: Buck Weston et d'un certain Johnny Bishop. Ce dernier pourrait bien être le coupable qu'il recherche.

LA CRITIQUE
Western plutôt psychologique. Curtiz privilégie les rapports humains aux scènes d'action.
L'intrigue demeure intéressante et on suit sans déplaisir notre héros, qui au fil du film, va perdre ses certitudes et s'humaniser un peu.
Pour une fois dans ce monde très masculin, c'est une femme qui fait avancer l'intrigue. Et Tina Louise est parfaite.
On aime aussi le fait de retrouver quelques acteurs des séries de notre enfance: Lorne Greene (Bonanza, Galactica), Jack Lord (Hawai, police d'état), Fess Parker (Davy Crockett) ou encore Gene Evans.
Toutes ces atouts font oublié une certaine mollesse et une réalisation très conventionnelle. On avait connu Mickael Curtiz plus flamboyant.

LA NOTE: 13.5/20

LE PLUS: Mickael Curtiz se devait de trouver pour le rôle complexe de Selah, une actrice qui rallie tous les suffrages. C'est chose faite avec l'envoutante Tina Louise.
Tina Louise que l'on retrouvera dans La chevauchée des bannis. Mais elle est surtout connue pour son personnage de Ginger Grant dans la série L'ile aux naufragés.

LE MOINS: La scène ratée du film. Selah sort avec sa nouvelle robe, elle attire tous les regards et les commentaires des hommes. On a l'impression d'être dans une mauvaise comédie des 60'.

Tina Louise au bord de la "nervous breakdown".



















 L'ANECDOTE: Petite devinette. Quelle est la différence entre les deux affiches ci dessous.
Entre l'américaine et la française le prénom de l'acteur qui joue le shérif a changé.
En effet, Fess Parker obtint le rôle titre de deux séries qui devinrent célèbres dans le monde entier:  Davy Crockett et Daniel Boone. Des personnages ayant existés au destin très similaire.
La société Walt Disney Pictures qui produisit Davy Crockett jugea que pour le public Français, il valait mieux changer le prénom de l'acteur qui jouait le trappeur. C'est ainsi que Fess Parker devint Fier Parker pour le marché francophone...






samedi 5 novembre 2016

QUAND PARLE LA POUDRE

(Town tamer). 1965. USA. En couleurs. Une production Paramount et AC Lyle.
Un film de Lesley Selander.

Avec Dana Andrews (Tom Rosser), Terry Moore (Susan Taverner), Lon Chaney (Charlie Leach, le maire), Bruce Cabot (Riley Candar), Lyle Bettger (Louis Ring), Richard Jaeckel (Johnny Honsinger), DeForest Kelley (Guy Taverner) et Pat O' Brien (le juge).

LE RESUME:
Kansas, 1879.
Lee Ring accepte la proposition que lui fait Riley Candar, le "parrain de la ville". Pour 2000 dollars, il doit abattre le shérif Tom Rosser, devenu un trouble fête pour la pègre locale.
Une nuit, alors que Ring veut accomplir son contrat, il se trompe de cible et abat la femme de Rosser: Caroll.
Deux ans plus tard, le veuf Tom Rosser fait la connaissance de Susan Taverner dans la diligence qui les conduit dans le Montana.

 
Même le cheval est plus expressif que Dana Andrews.

Rosser se rend rapidement compte que la ville est gangrénée par toute une bande de truands, dont son ennemi juré en tête: Riley Candar. Ce dernier est le patron d'un tripot appelé "le salon des plaisirs". Le juge et tout le bureau du shérif sont à sa solde.
 Mais quelques notables comme le maire, le docteur et d'autres habitants n'en peuvent plus de cette situation inique. Ils décident de créer leur milice pour lutter contre les bandits... Rosser ne voit pas ça d'un très bon œil, car il sait par expérience, que la situation va dégénérer... Et surtout, il doit s'occuper seul de Candar, le commanditaire du meurtre de sa femme.
LA CRITIQUE:
Un film de série B comme en produisait à la pelle , la Paramount dans les années 50 et 60.
Il se laisse regarder et sera vite oublié surement. Chacun vient cachetonner, mais certains s'en tirent pas trop mal. Ce n'est pas le cas de Dana Andrews; pourtant excellent dans le chef d'œuvre: le passage du canyon. Là en essayant de jouer le veuf éploré, il semble avoir été victime d'un avc. Il est raide comme un piquet, marche maladroitement et son faciès ne bouge pas d'un iota tout le long du film. On croirait un robot.
Et le problème c'est qu'on a du mal à s'imaginer que c'est ce gars qui va nettoyer la ville.
Restent quelques bons moments.
Town tamer, traduction littérale: le dompteur de villes.


LA NOTE: 11/20

LE PLUS:
Les seconds rôles, pour la plupart, s'en sortent bien  notamment Lon Chaney ou Richard Jaeckel. Mais celui qui tire son épingle du jeu, avec de loin le rôle le plus complexe du film c'est Lyle Bettger. Il se révèle excellent en interprètant Louis Ring. Torturé par ses anciens démons, et devenu shérif; il doit constamment choisir entre le bien et le mal.

LE MOINS:
La bagarre ridicule entre Dana Andrews et DeForest Kelley à la réception de l'hôtel.

L'ANECDOTE:
A ne pas confondre avec un autre western au titre quasi similaire: Quand la poudre parle (1953) de Nathan Jura avec Ronald Reagan et Dorothy Malone.
Le défilé du 1 er Mai de la CGT, c'est plus c'que c'était.


vendredi 4 novembre 2016

LE RANCH MAUDIT

(The night of the grizzly). 1966. USA. En couleurs. Une production Paramount.
Clint Walker au naturel... La prochaine fois c'est l'inverse, c'est le vieux qui enlève sa chemise ( et oui les filles, il en faut pour tous les gôuts)...
Un film de Joseph Pevney.
Avec Clint Walker (Jim Cole), Martha Hyer (Angela Cole), Don Haggerty (Sam Potts), Keenan Wynn (Jed Curry), Leo Gordon (Cass Dowdy), Jack Elam (Hank), Nancy Kulp (Wilhemnia Peterson "Will") et Ron Ely (Ted Curry).

LE RESUME:
Après avoir démissionné, l'ex shérif Cole emmène femme et enfants en Utah.  Il vient d'hériter d'un ranch et d'un lopin de terre qui appartenait à son grand père. Son ancien adjoint, Sam Potts l'accompagne aussi pour commencer une nouvelle vie.
Arrivés à destination, Mr Benson, le banquier, les accueille... Il les prévient que le terrain ést hypothéqué. Cole doit payer pour lever l'hypothèque. Très rapidement, Jed Curry, un riche propriétaire terrain lui propose de racheter son "bien". Bien évidemment Cole refuse.
Enfin, l'ex shérif et sa tribu arrive au ranch. Il se trouve dans une vaste pleine magnifique, l'endroit idéal pour que sa famille s'épanouisse. Par contre, il y a pas mal de travaux à faire concernant le ranch et l'écurie.
Benson, en visite chez Cole, leur explique qu'un danger rôde dans les parages, il s'agit d'un énorme ours de 750 kg, un grizzly surnommé Satan par les habitants du village. Satan est responsable de beaucoup de dégâts et de victimes dans les troupeaux du coin.

La trace de la patte du plantigrade, comme dit le dicton: "les ours se suivent mais ne se ressemblent pas"...
Cole achète quelques bêtes, qui sont rapidement tuées par le plantigrade. Mais il doit en racheter et s'endette rapidement.
Satan tue un homme qui faisait partie d'un groupe ,parti le traquer. C'en est trop, Curry engage un chasseur de primes: Cass Dowdy, réputé sans pitié, pour abattre la bête.
Mais l'aventurier, s'avère être "l'ennemi juré" de Cole.
LA CRITIQUE:

Drôle de film que ce ranch maudit (quelques années plus tard, le titre français resservira pour un album de Lucky Luke).
L'inexpressif et très peu loquace Clint Walker (le héros de la série Cheyenne) campe un héros auquel on a beaucoup de mal à s'attacher... On aurait aimé voir dans le rôle de cet homme honnête mais obstiné, un James Stewart qui aurait été parfait avec sa classe naturelle.
Aux cotés du héros, il y a une kyrielle de seconds rôles souvent mal employés comme Jack Elam ou Nancy Kulp.


Ce qui est beau , c'est qu'a aucun moment, les acteurs n'en font trop dans ce film
Trop souvent, les ruptures entre un film familial bourrés de bons sentiments et la chasse au grizzly très "virile" entre Gordon et Walker, s'avèrent perturbant.Pourtant, malgré toutes ces casseroles, on passe un bon moment. En plus les paysages souvent naturels (le film a été tourné dans le parc de San Bernardino) se révèlent magnifiques
Loin de se trouver devant un chef d'œuvre, cette curiosité mérite d'être vue.

LA NOTE: 10/20

LE PLUS:
Cass Dowdy, n'a qu'une obsession, tuer "l'ours Satan"... Satan l'habite....
Léo Gordon qui joue Cass Dowdy, le cynique chasseur de prime, apporte vraiment un plus au film et dénote avec le coté gnan gnan de certaines scènes.

LE MOINS:
Trop de personnages caricaturaux dans ce film. Par exemple, la petite fille de Jed Cole; ses dialogues sont d'une mièvrerie insupportable (à coté ceux de la petite maison dans la prairie, c'est Scarface). Son amitié avec le pochtron de Hank est très superflue dans la narration du film... Quand au personnage de Nancy Culp, il est à la limite du tolérable. On dirait une Castafiore sous acide.

Pom,pom, pom,pom,pom pom... Bonne nuit les enfants...
- Bonne nuit, nounours...
L'ANECDOTE:
Dans le rôle du fils du riche propriétaire terrien, on retrouve Ron Ely, tout jeune. L'acteur sera le plus célèbre Tarzan de la télévision dans une série qui durera deux saisons et comptera 60 épisodes.

dimanche 30 octobre 2016

BOSS NIGGER

 
(Boss Niger). 1975 .USA. En couleurs. Une production Jacs Films et 3 P Production
Avec Fred Williamson (Boss), D'Urville Martin (Amos), William Smith (Jed Clayton), RG Armstrong (le major Griffin), Don Red Barry (le docteur), Barbara Leigh (Miss Pruitt) et Carmen Hayworth (Clara Mae).

LE RESUME:
Une bande d'outlaws ouvre une malle qu'ils viennent de voler. Elle contient des milliers de dollars. A leur insu, deux hommes interviennent et les liquident tous. Ils s'agit d'anciens esclaves noirs devenus chasseurs de prime: Boss et Amos. Ils trouvent aussi avec le butin, une lettre du major Griffin, le maire de San Miguel et une étoile de shérif.
En rejoignant San Miguel, ils viennent en aide à une jeune fille Clara Mae qu'ils sauvent d'une bande de hors la loi.
Après quelques heures à cheval, ils rejoignent enfin San Miguel. Une ville ou le shérif vient d'être tué. Une ville sous la responsabilité de Griffin ou règne la violence et le désordre.
Les deux pistoléros s'aperçoivent vite que San Miguel est sous le joug d'un bandit notoire Jed Clayton et de sa bande de malfrats. Et le pleutre major a les pieds et poings liés face aux hommes du bandit qui rackettent et pillent la ville.
Boss et Amos s'autoproclament shérif et adjoint et investissent le bureau de l'ancien shérif. Ils se rendent comptent aussi que les habitants, malgré le fait d'être terrorisés, voient d'un très mauvais œil l'arrivée de ces deux noirs en ville.


Quand le sergent Garcia a abusé de la graisse à traire...
LA CRITIQUE:
En voilà un de nanar... Malgré les bonnes intentions du film produit en pleine blaxploitation (dans les années 70, des films produits et joués par des noirs américains pour la population " black" des Usa), il manque cruellement de rythme. Tout tombe à plat, que ce soit les situations ou les dialogues( peut être est du au doublage). De plus c'est rempli de faux raccords météorologiques. Et la direction d'acteurs reste très approximative. Même un épisode de Josephine, ange gardien reste plus percutant.
Dommage parce qu'on espérait beaucoup de la première vision de cette curiosité qui sortait des sentiers battus du western.
Fred Williamson, a "man in black"...
LA NOTE: 7/20

LE PLUS:
L'occasion de revoir William Smith, un spécialiste de séries télés et de films de séries B.
Il commence à jouer dans des films enfant, puis très jeune, il s'engage dans l' US Air Force et part pour la guerre de Corée. Quand il revient, il se met à fond dans le bodybuilding. Son physique lui permet de rejouer pour le cinéma et on peur le voir dans Le rabbin au Far West, Ca va cogner, L'aube rouge , Conan le barbare ou encore Maniac cop.
William Smith, un "dur" abonné aux rôles de méchants dans d'innombrables séries TV.
Mais il va surtout écumer la plupart des séries américaines de l'époque: Columbo, L'homme qui valait 3 milliards, L'age de cristal, Hawai police d'état, Shérif fais moi peur, Lhomme qui tombe a pic ou Hooker.
Mais on retiendra surtout sa participation au feuilleton Le riche et le pauvre et sa suite: Les héritiers ou il obtient le rôle mythique de Falconetti.  Un personnage qui lui collera à la peau et qui le fera entrer dans la légende d'Hollywood. Il marquera toute une génération de spectateurs. J'en garde un souvenir incroyable.

LE MOINS:
La musique typique disco de l'époque anachronique (bien sur c'est fait exprès) et qui est souvent trop envahissante...

L'ANECDOTE:
Sur certaines copies du film, le mot "nigger" du titre fut enlevé car jugé trop offensant par les producteurs pour la communauté noire américaine.

lundi 1 août 2016

LA LOI DES HORS LA LOI

(Waco). 1966. En couleurs. USA. Une production Paramount Pictures.
Un film de R.G Springsteen.
Avec Howard Keel (Waco), Jane Russell (Liz Stone), Wendell Corey (Sam Stone), John Smith (Joe Gore), De Forest Kelley (Bill Rile), John Agar (Georges Gates), Gene Evans (O' Neil) et Brian Donlevy (Vess).


Springsteen, Jane Russell et Howard Keel... Comme "rock'n' roll attitude", le Bruce ça le fait moins en costard.
 
LE RESUME:
Le sherif de Emporia, William Kelly, revient inopinément dans sa ville et constate une fois de plus qu'il y règne un désordre terrible... La petite bourgade est gangrénée par la corruption, la violence et le stupre.
Il se décide de se rendre dans le saloon pour essayer de faire respecter la loi, une fois de plus.
Malheureusement il est descendu dans le dos par Bill Rile l'associé du propriétaire véreux de l'établissement: Joe Gore.
L'enterrement a lieu quelques jours plus tard. Les villageois qui y assistent semblent dépités par ce qu'est devenu Emporia. Lors de l'oraison funèbre, le révérend Stone propose aux habitants de rappeler Waco à la rescousse. Waco est un aventurier devenu un mauvais garçon. Il vient de finir de purger sa peine dans un pénitencier d'état.
Le maire refuse d'employer ce qu'il appelle un "tueur", malgré le fait que le gouverneur de l'état ai amnestié Waco.
Un évènement change la donne. Un soir après une dispute avec son fiancé, la fille du maire est violée par des voyous. Le maire, choqué, accepte enfin d'appeler l'aventurier.
Liz Sone, la femme du pasteur, sait que la venu de Waco va etre compliquée, déjà pour elle. En effet, ils étaient ensemble autre fois. Et elle est persuadée qu'il est encore amoureux d'elle, au vu des lettres qu'il lui a écrit lorsqu'il était en prison...
Le jour arrive enfin... Les frères Jenner qui étaient autrefois 3 (l'un a été tué par Waco), attendent de pied ferme l'arrivée de l'aventurier dans la diligence... Ils sont bien décidés à en découdre.

LA CRITIQUE:
Un western méconnu du tâcheron RG Springsteen. On est très loin d'avoir à faire à un grand classique. Les acteurs, Jane Russell en tête, sont venus cachetonner. Le scénario vaut ce qu'il vaut et on sent le manque de moyens... On enfile les clichés comme des perles sur un collier et les dialogues sont gênant tant ils sont souvent convenus. Une fois passé l'agacement, on se surprend à s'attacher au film. Le plus étonnant, c'est qu'on ne sait pas vraiment pourquoi...

Waco minute soupe...

LA NOTE: 12/20

LE PLUS:
Une pléiade d'acteurs de seconds rôles, spécialisés dans le
 western, se partagent le casting et au milieu de tout ca, la star vieillissante : Jane Russell.  Réjouissant!!!

LE MOINS:
Comment appeler cette chose... Une chanson de geste, une balade sur Waco... En effet pendant le générique de début, on peut entendre ce texte mi chanté mi raconté à la gloire du personnage principal (adapté en Français pour les paroles par Gerald Devries).
En voici quelques extraits:

 "Il était grand, fort, implacable
et il portait un lourd révolver.
Ceux qui l'avait cru vulnérable
se retrouvaient en enfer.

Il avait bu jusqu'à la lie
les désespoirs et les rancœurs,
sachant qu'il paierait de sa vie
la plus petite des erreurs.

Il avançait absent et sombre
marqué du signe du malheur.
Ceux qui voyait grandir son ombre
dans le soleil tremblait de peur..."

Maitre Gims on t'a reconnu...
Quand Corey s'énerve, il déclenche une bagarre, c'est la célèbre guerre de Corey.
L'ANECDOTE:
En 1981, une série américaine fait un carton dans le monde entier. Dallas narre les pérégrinations d'une famille richissime texane. Malheureusement, un de ses "piliers" meure. Il s'agit de Jim Davis, une vieille gloire de la série B, qui joue le patriarche Jock Ewing. Dans la série, alors qu'il est en voyage d'affaire, on le fera mourir d'un accident d'hélicoptère.
Il faut vite le remplacer. Les producteurs pensent à Howard Keel (notre Waco), un acteur ayant eu un peu la même carrière que Davis. Keel accepte et devient  Clayton Farlow, le nouveau compagnon de Mrs Ellie Ewing, la mère de JR.


dimanche 5 juin 2016

COUP DE PROJECTEUR: JESSE JAMES





JESSE JAMES LA VERITABLE HISTOIRE:




La ferme des James avec au premier plan, la pierre tombale de Zerelda James, la mère des deux bandits


Jesse James jeune
 

Jesse, dans sa jeunesse, quand il était avec les francs tireurs de Quantrill


La plus célèbre photo de Jesse James. Il a 27 ans
Bob Younger
Frank James
Bob Ford l'assassin de Jesse James


Jim Younger








































Le cadavre de Jesse James, le lendemain de sa mort.
Cole Younger


 
LES PRINCIPALES  INTERPRETATIONS DE JESSE JAMES A L'ECRAN OU A LA TELEVISION:
 

Jesse james the outlaw (1921): Jesse James jr (Jesse James). Film
L' insurgé (1927): Fred Thomson (Jesse James), James Pierce (Frank James). Film
Le brigand bien aimé (1939): Tyrone Power (JJ), Henry Fonda (FJ). Film
Days of Jesse James (1939): Don Red Barry (JJ). Film
Bad men of Missouri (1941): Alan Baxter (JJ). Film
Jesse James rides again (1947): Clayton Moore (JJ). Film
J'ai tué Jesse James (1949): Red Hadley (JJ), Tom Tyler (FJ). Film
Fred Thomson (1927)


The James Brothers of Missouri (1949): Keith Richard (JJ), Robert Bice (FJ). Film
Kansas en feu (1950): Audie Murphy (JJ), Richard Lory (FJ). Film




Tyrone Power (1939)
Affiche The James brothers of Missouri (1949)


L'affiche américaine de Kansas en feu (1950). A droite dans le rôle de Kit Dalton (un personnage imaginaire) , on peut reconnaitre Tony Curtis
 

Les rebelles du Missouri (1951): Macdonald Carey (JJ), Wendell Corey (FJ). Film
Plus fort que la loi (1951): Lawrence Tierney (JJ), Tom Tyler (FJ). Film
La femme qui faillit être lynchée (1953): Ben Cooper (JJ). Film


Willard Parker (1953)
Lee Van Cleef (1954)

The great James raid (1953): Willard Parker (JJ). Film
Histoire du siècle dernier: Frank and Jesse James (1954): Lee Van Cleef (JJ), Richard Travis (FJ). Feuilleton
Jesse James 's women (1954): Don Red Barry, Jack Buetel (FJ). Film. A noter: Jack Buetel interpreta un autre bandit célèbre: Billy The Kid.



Henry Brandon (1957)


Don Red Barry (1954)
Jeffrey Hunter est Frank, Robert Wagner à droite est Jesse (1957)

Christopher Jones (1966)









Audie Murphy (1969)









Jesse James, le brigand bien aimé (1957): Robert Wagner (JJ), Jeffrey Hunter (FJ). Film. Un remake du long metrage avec Tyrone Power de 1939.
Le carrefour de la vengeance (1957): Henry Brandon (JJ),Douglas Kennedy (FJ). Film.
Ne tirez pas sur le bandit (1959): Wendell Corey (JJ). Film. Après avoir été Frank James, 8 ans plus tôt, Corey interprète son frère.
Bronco , épisode Shadow of Jesse James (1960): James Coburn (JJ). série.

Young Jesse James (1960): Ray Stricklyn (JJ), Robert Dix (FJ). Film
The legend of Jesse James (1966) : Christopher Jones (JJ), Allen Case (FJ). Feuilleton
Qui tire le premier (1969): Audie Murphy (JJ). Film
La légende de Jesse James (1972): Robert Duvall (JJ), Jon Pearce (FJ). Film
Belle Starr (1980): Michael Cavanagh (JJ), Gary Combs (FJ). Film

Cliff Robertson est Cole Younger, Robert Duvall à droite Jesse James (1971)




 


James Keach (1980)


A gauche, Johnny Cash est Frank et Kris Kristofferson, Jesse (1986)
Le gang des frères James (1980): James Keach (JJ), Stacy Keach (FJ). Film.
Les derniers jours de Frank et Jesse James (1986): Kris Kristofferson (JJ), Johnny Cash (FJ). Téléfilm
Frank et Jesse (1995): Rob Lowe (JJ). Bill Paxton (FJ). Film
American outlaw (2001): Colin Farell (JJ), Gabreiel Macht (FJ). Film
Jesse James: american outlaw (2007): Caspar Poyck (JJ). Téléfilm documentaire.
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007): Brad Pitt (JJ), Sam Shepard (FJ). Film
Lucky Luke (2009): Melvil Poupaud (JJ). Film





Affiche American bandits (2010)
Brad Pitt (2007)










John Redlinger (2014)
Andrew Galligan (2015)
David H Stevens (2016)

Américan bandits: Frank and Jesse (2010): George Stults (JJ), Tim Abell (FJ). Téléfilm
Gunslingers (2014): John Redlinger (JJ). Série
Jesse James Lawman (2015): Andrew Galligan (JJ). Téléfilm
The américan west (2016): David H Stevens (JJ), Joseph Carlson (FJ). Série