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vendredi 22 avril 2011

LE TRESOR DU PENDU (1958)

(The law and Jack Wade). 1958. USA. En couleurs
Un film de John Sturges.
Avec Robert Taylor (Jack Wade), Richard Widmark (Clint Hollister), Patricia Owens (Peggy), Robert Middleton (Ortero), Henry Silva (Rennie) et De Forest Kelley (Wesxley).
Une bien belle esquisse.

LE RESUME:
Jack Wade, est le shérif sans histoire d'une petite ville de l'ouest, il doit bientôt se marier avec Peggy, une fille du coin.
Personne ne connait son passé d'ancien hors la loi.
Le jour ou il apprend que Clint Hollister son ancien complice envers qui , il a une dette, doit se faire pendre, il va le libérer.
Wade rentre chez lui, mais il a la mauvaise surprise de tomber sur Hollister et sa bande qui ont capturé Peggy.
Sous la menace du chantage, Hollister veut convaincre Wade de l'emmener ou il a caché 20 000 dollars, le butin de leur dernier méfait en commun.
Contraint, Wade doit accepter mais il ne pense qu' échapper a ses ravisseurs et sauver Peggy.
My Taylor is rich!!!

LA CRITIQUE:
Encore un honnête western signé par un spécialiste du genre: John Sturges, m^me si ce n'est pas son meilleur.
Le film est basé sur la rivalité entre deux anciens complices et sur leur vieille amitié, à la limite, parfois de l'ambiguité.
On a plaisir à retrouver Robert Taylor, même si l'interprétation de son personnage reste assez conventionnelle: il déploie son charisme habituel mais sans vraiment prendre de risques.
Widmark en crapule sans remord, est toujours bon (sauf quelques passage ou il est un peu "too much").
La dernière partie du film se passe dans une ville fantôme (c'est là ou Wade a enterré son butin), c'est une belle symbolique sur ce qu'il reste de l'amitié Wade-Hollister.

Dans cette histoire de rivalité ambigûe, Widmark "allume " Taylor.
LA NOTE: 13/20
LE PLUS: Henry Silva, qui joue une jeune crapule à la limite de la psychopathie.
LE MOINS: On a du mal a croire, vu le fossé entre les personnage que Wade et Hollister ont été amis un jour.
L'ANECDOTE: Décidemment le patronyme de "Wade" plait bien aux scénaristes de western, c'est aussi celui de Glen Ford dans 3H10 pour Yuma.
Ou encore celui de Rory Calhoun dans Vengeance à l'aube.

mardi 12 avril 2011

LES COWBOYS (1972)

(The Cowboys). 1972. USA. En couleurs
Un film de Mark Rydell
Avec John Wayne (Will Andersen), Roscoe Lee Browne (Jebediah Nightlinger), Bruce Dern ("Long Hair"), Robert Carradine (Slim Honeycutt), A.Martinez (Cimmaron), Sarah Cunningham (Kate Andersen) et Slim Pickens (Anse Petersen).



John Wayne fait son "Laurent Blanc" avec ses onze joueurs...
Le résumé: Will Andersen est  un éleveur chevronné d'une soixantaine d'année.  Avant de se mettre a la retraite il veut emmener une dernière fois un troupeau à 600 km de là. Malheureusement il ne trouve personne pour l'accompagner, tout le monde est accaparé par la fièvre de l'or dans toute la région.
Sur les conseils de Anse, un ami, il decide de recruter une bande de 11 gosses inexpérimentés, dont le plus vieux a quinze ans. Il s'adjoint aussi les services de Mr Nightlinger qui sera le cuisinier mais surtout le seul autre adulte du voyage.
Mais les ennuis vont commencer quand une bande de hors-la-loi veut s'emparer du troupeau.

La critique:
Un western atypique dans la magistrale carrière mais parfois linéaire du Duke. En effet John Wayne se met au service d'un jeune réalisateur dans un rôle assez différent de ce qu'il avait fait jusque là mais surtout il meurt a une demie heure de la fin... Ce qui déconcertera le public américain.
A noter de remarquables seconds rôles comme Slim Pickens ou encore Roscoe Lee Browne qui interprète à merveille le taciturne Mr Nightlinger.
Bref, un film attachant.
Quel teigneux ce Ribéri...

LA NOTE: 13/20
LE PLUS: Toute la bande de jeunes cowboys est épatante et apporte une vraie sensibilité au film. Robert Carradine en tête et A.Martinez qui joue Cimarron ( qui sera plus tard le policier Cruz Castillo dans Santa Barbara).
LE MOINS: Le film comporte quelques longueurs. Il dure plus de deux heures.
L'ANECDOTE: Ce western est sorti en France avec un titre assez bizarre: John Wayne et les cowboys. Plutôt rare que l'on mette le nom de l'acteur dans le titre...

mardi 5 avril 2011

LES RODEURS DE LA PLAINE (1960)

(Flaming Star). 1960. USA. En couleurs.
Un film de Don Siegel.
Avec Elvis Presley (Pacer Burton), Steve Forrest (Clint Burton), Dolores Del Rio (Neddy Burton), John McIntire (Sam Burton), Barbara Eden (Rose Pierce), Rodolfo Acosta (Buffalo Noir) et Richard Jaeckel (Angus Pierce).
Chérie, ce soir sur Arte y'a De schuimers van de prairie
-la petite maison dans la prairie?
-Nonnnnn... De schuimers van de prairie...
LE RESUME:
Sam Burton vit en harmonie avec son fils Clint, né d'un précédent mariage, Neddy sa deuxième femme, une indienne kiowa, et Pacer, le fils qu'il a eut avec elle. Ils exploitent une petite ferme dans le Texas.
Mais ce joli tableau idyllique vire au cauchemar quand les indiens kiowas se rebellent contre les habitants de Grossfire. Ils assassinent plusieurs familles de fermiers.
Toute la ville se monte contre les Burton qui sont jugés comme des traîtres.
Neddy Burton obtient une entrevue avec les "anciens" de son peuple pour essayer de calmer les esprits. Mais la tentative est vaine.
Buffalo Noir, le chef Kiowa demande a Pacer de les rejoindre dans leur lutte.
Pacer hésite à rejoindre les Kiowas. Ce sera pourtant chose faite, quand un "blanc" tuera sa mère sur le chemin du retour à la maison.

LA CRITIQUE:
Un très bon western réalisé par un maître du genre: Don Siegel (qui deviendra le mentor de Clint Eastwood). Un film dur et âpre ou Elvis Presley trouve enfin, un rôle d'adulte (un des seuls de carrière) et se révélera dans ce film, un bon acteur. Il ne souhaitait pas chanter dans ce long métrage. Ce vieux renard de Colonel Parker, son imprésario, arrivera a lui faire chanter la chanson titre ainsi qu'une autre dés le début du film.
 Quel plaisir aussi de retrouver deux formidables acteurs spécialistes du genre: John McIntire et Dolorès Del Rio.
Un film toujours d'actualité, qui fait réfléchir sur la double nationalité et la difficulté de trouver sa place dans la société lorsqu'on est issu de deux cultures différentes.

Elvis repère ses futurs habits de scène pour Végas...
La note: 14/20

Le plus: Un film "neutre" dans le bon sens du terme qui exprime la détresse des indiens, quelques années avant: Un homme nommé Cheval ou Danse avec les loups.

Le moins: Le titre français inapproprié alors que le titre anglais est justifié. "L'étoile qui scintille", c'est celle que voient les indiens avant de mourir.

L'anecdote: C'est Marlon Brando qui au départ devait jouer Pacer.

lundi 4 avril 2011

COLLINES BRULANTES (1956)

(The Burning Hills). 1956. USA. En couleurs.
Un film de Stuart Heisler.
Avec Tab Hunter (Daniel Jordan), Nathalie Wood (Maria Colton), Skip Homeier (Jack Sutton), Eduard Franz (Jacob), Claude Akins (Ben Hideman) et Earl Holliman (Mort Bayliss).

Hunter-Wood à Hollywood
 LE RESUME :
Daniel Jordan revient sur son campement et s'aperçoit que son frère a été assassiné par trois hommes. Après avoir relevé quelques indices, il arrive a retrouver leurs traces à Esperanza, une ville sous le joug d'un riche propriétaire terrien: Joe Sutton.
Justement les tueurs sont des hommes de main de Sutton.
Jordan va se glisser dans la propriété de Sutton et le blesse.
Il s'enfuit, mais il est poursuivit par la toute la bande et notamment le fils de Sutton: Jack.
Place est blessé a son tour. Evanouit, il est soigné et caché par Maria qui est aussi en guerre contre les Sutton.

LA CRITIQUE:
Les western avec Nathalie Wood se suivent mais malheureusement, ne se ressemblent pas. Quelques mois auparavant, elle tournait dans un des classiques du genre: La prisonnière du désert.
Ici dans Collines Brûlantes, on est loin mais très loin du classique. Il faut se pincer pour rester éveiller. Tout est fade dans ce "petit" western manichéen. Seul, le personnage du pisteur indien arrive à relever le niveau.

Les couleurs aussi sont brulantes...

LA NOTE: 4/20
LE PLUS: Le combat final qui arrive a nous extirper de notre sommeil.
LE MOINS: Le héros et le méchant, aussi transparent l'un que l'autre.
L'ANECDOTE: Tab Hunter a souvent été confondu avec son homonyme Jeffrey Hunter ( le héros du Rois des rois et du Brigand bien aimé).

samedi 2 avril 2011

LES COLTS DES SEPT MERCENAIRES (1969)

(The guns of magnificent seven). 1969. USA. Couleurs.
Un film de Paul Wendkos.
Avec George Kennedy (Chris), Monte Markham (Keno), Reni Santoni (Max), James Whithmore (Levi Morgan), Joe Don Baker (Slater), Fernando Rey (Quintano), Bernie Casey (Cassie) et Michael Ansara (le colonel Diego).
Si mes comptes sont bons, il en manque cinq.
LE RESUME:
A la fin du 19ième siècle, au Mexique, le revolutionnaire Quintero est arrêté par les soldats du dictateur Diaz.
Max, un des fidèles partisans de Quintero propose d'aller chercher l'aventurier Chris, pour qu'il vienne les aider, contre 600 dollars.
Chris est un mercenaire qui réussit rapidement a réunir quelques hommes.
Ils partent pour le mexique mais s'aperçoivent rapidement que la lutte est inégale, surtout en face du Colonel Diego, un militaire de Diaz, tyrannique et cruel.
Chris demande alors de l'aide à Carlos Lobero, un chef de bande, qui aurait préféré que les 600 dollars soient investis dans des canons et des fusils...

LA CRITIQUE:
Le troisième épisode de la saga des septs mercenaires tourne à vide. On est loin de la fraicheur et de la candeur de l'original. Ici, toutes les scènes sont convenues et on accumule les clichés. Les situations sont un "copié collé" du film de 1961 et on finit par s'ennuyer ferme. Le problème c'est qu'on arrive pas a s'attacher a ces mercenaires qui manquent d'épaisseur et d'émotions. On est loin des Steve mc Queen, Bronson et autres James Coburn. Ils finissent par etre descendus les uns après les autres dans l'indifférence totale. 
"J' adore quand un plan se déroule sans accroc"
LA NOTE: 7/20.
LE PLUS: Georges Kennedy qui est le seul à tirer son épingle du jeu... En plus il n'etait pas évident de succéder à Yul Brynner.
LE MOINS: La musique de Bernstein est mythique, mais on aurait aimé une nouvelle bande son.
L'ANECDOTE: Le petit garçon, sauvé par les mercenaires, deviendra le célèbre révolutionnaire Emiliano Zapata.