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lundi 27 février 2017

LA LOI DE LA PRAIRIE

(Tribute to a bad man). 1956. USA. En couleurs. Une production MGM.
Un film de Robert Wise.

Avec dans les rôles principaux:
James Cagney         (Jeremy Rodock)
Don Dubbins           (Steve Miller)
Irène Papas             (Jocasta Constantine)
Stephen Mc Nally   (Mc Nulty)
Vic Morrow             (Lars Peterson)
James Bell               (L.A Peterson)
Royal Dano             (Abe)
Lee Van Cleef         (Fat Jones)

LE RESUME:
Printemps 1875, Steve Miller, un jeune homme qui arrive de Pennsylvanie, porte secours à Jeremy Rodock, un riche éleveur de chevaux, qui se fait attaquer par 2 hommes.
Miller arrive à les faire s'enfuir. Rodock veut les poursuivre mais il est blessé.
Miller lui extrait la balle qu'il a dans une jambe et le raccompagne chez lui sur sa grande exploitation.
Rodock, reconnaissant, propose du travail comme cowboy à Miller malgré son inexpérience.
Un homme qui travaillait pour Rodock arrive ligoté sur son cheval dans la propriété. Ses agresseurs( certainement les deux hors la loi) ne lui ont laissé aucune chance, il est mort.
Miller fait la connaissance de Jocasta Constantine. D'origine grecque et venue aux Etats Unis pour une nouvelle vie, elle travaillait comme chanteuse dans des saloons quand Rodock l'a rencontré et lui a demandé de devenir sa compagne.
Mais le riche propriétaire n'a qu'une peur c'est qu'elle trouve la vie monotone a ses coté, éloignée des grandes villes.
Miller fait aussi la connaissance de Mc Nulty , le contremaitre du ranch, un personnage antipathique et sur de lui, qui visiblement ne porte pas Rodock dans son cœur.
Tout arrive: Najat Vallaud Belkacem se rend au chevet de Jean Marie Lepen (Allégorie)
Le soir, Steve reste dans le baraquement avec les autres cowboys, une nouvelle vie commence pour lui.
Le lendemain, un des cowboys leur apprend qu'il manque des chevaux.
Malgré sa blessure qui le fait souffrir, Rodock reprend les armes et après une violente dispute avec Jocasta, se met à la poursuite des voleurs de chevaux, bien décidé à les pendre s'il les retrouve.
Car l'homme est coutumier du fait, il n'hésite jamais à rendre sa propre justice et à punir par la mort tout ceux qui en veulent à ses biens. Pour lui c'est la seule façon de se faire respecter dans le comté et dissuader les hommes qui auraient des mauvaises intentions.
Il se rend sur la ferme de son ancien associé Peterson, avec qui il est brouillé. Il l'accuse d'être l'instigateur du vol des chevaux. Le fils de Peterson prend la défense de son père.
En revenant au ranch, Rodock surprend Mc Nulty entrain de draguer Jocasta. Après une bagarre entre les deux hommes, il le renvoie.
Mc Nulty jure de se venger.

LA CRITIQUE:
Robert Wise n'est pas le dernier des manchots... C'est un cinéaste qui a compté, qui a même excellé dans des genres aussi différents que le film de boxe (Nous avons gagné ce soir, Marqué par la haine),  la comédie musicale (West side story, La mélodie du bonheur) ou encore le film de SF et le film d'épouvante (Le jour ou la terre s'arrêta, Star treck the movie, La maison du diable ou l'excellent Audrey Rose). Bref que du bon. Une filmographie qu'aimerait avoir la grande majorité des réalisateurs de ce monde... Sauf que Robert Wise s'attaqua aussi au western et là ...patatras tout s'effondre. La loi de la prairie frôle parfois le ridicule et souffre d'une balourdise incroyable.
Le jeune héros, sorte de grand échalas est d'une niaiserie abyssale, les seconds rôles (pourtant des pointures: Royal Dano et Lee Van Cleef) passent inaperçus et le personnage principal du film en fait des caisses.
En plus le sujet est "casse gueule": un riche terrien qui fait sa propre loi et qui n'hésite pas a pendre des hommes "à tour de bras" mais qui dans le fond a bon cœur quand même. Tout ca aurait pu donner une œuvre psychologique qui pousse à réfléchir mais il aurait fallut beaucoup plus de subtilités.
Dommage, on avait envie d'aimer ce film.
Petit conseil technique: Vous pouvez régler les couleurs de votre écran grâce a cette photo (non, non  ne me remerciez pas)
LA NOTE: 9/20

LE PLUS:
Encore une fois, c'est un personnage féminin qui sauve le film. Dans la loi de la prairie, Irène Papas, pourtant peu habituée aux western, irradie dans le rôle d'une ancienne chanteuse de saloon qui a tout abandonné pour suivre l'homme qu'elle aime.
"Elle est à toi cette chanson, toi l'auvergnat qui sans façon..." après je fais "jeux interdits"...

LE MOINS:
Cagney est exaspérant dans ce rôle de tyran obnubilé par sa propre justice.
Au départ, c'est Spencer Tracy qui devait jouer le rôle de Rodock. Mais l'immense acteur refusa: le personnage était trop proche de celui qu'il avait déjà interprété dans Le maitre de la prairie (d'ailleurs les deux titres français se ressemblent étrangement)...
L'affiche française.
Cagney en fait des tonnes, entre éclats de rire, "mine bonhomme" et froncement de sourcils ( ça marche quand il veut pendre un voleur de bétails mais ça marche aussi quand sa copine se fait draguer).  Cagney passe du gars sympa à l'immonde ordure.  Dommage, ce rôle "borderline"aurait mérité un peu plus de nuances. Le problème vient surement d'une direction d'acteur "en roue libre".


L'ANECDOTE:
En 1983, pour rendre hommage à la série américaine La quatrième dimension, John Landis (le loup garou de Londres, The blues brothers) produit avec Steven Spielberg, un film à sketchs en 4 parties ou Joe Dante et George Miller réalisent chacun une partie: Twilight Zone, the movie.
John Landis souhaite parler du racisme, et s'attaque pèle mêle aux nazis, au Ku Klux Klan et aux GI au Vietnam.
Vic Morrow (1929/1982)

Lors du tournage de ce dernier sketch réalisé par Landis lui même, l'acteur Vic Morrow (le jeune Paterson dans notre western) avance et tient deux enfants dans ses bras quand un effet pyrotechnique fait vriller le rotor d'un hélicoptère qui, en s'écrasant décapite l'acteur et un des enfants. Le second mourra quelques temps après. L'équipe technique dans l'hélicoptère s'en sortira indemne. Landis ne s'en remettra jamais. Avec son producteur, le responsable des effets spéciaux et la Warner Bros, ils ont été poursuivi en justice par la famille des victimes pour homicide involontaire. Tous ont été acquitté.
(Extrait d'un article consacré à John Landis dans la revue SO FILM n°12 del' été 2013 et aussi dans un hors série de la même revue consacré aux réalisateurs américains intitulé "Made in USA" en Janvier 2017).



jeudi 16 février 2017

UN COLT POUR UNE CORDE

(Billy two hats). 1974. USA. Une distribution MGM et UNITED ARTIST
Un film de Ted Kotcheff.
Billy "Two Hats" en fâcheuse posture...
Avec dans les rôles principaux:

Gregory Peck   (Archibald Deans)
Desi Arnaz Jr   (Billy "Deux Chapeaux)
Jack Warden   (Shériff Henry Gifford)
David Huddleston   (Coppeland)
Sian Barbara Allen   (Esther Spencer)
John Pearce   (Spencer)

Le résumé:
Dans une petite ville minière de l'Arizona, le shérif Henry Gifford et son adjoint tentent d'arrêter, dans un hôtel minable trois hommes qui ont tué un employé de banque et dérobé 420 dollars.
L'un des des bandits est tué; le chef de la bande Arch Deans arrive à s'enfuir et le jeune Billy, un métis d'origine Kiowa, est capturé.
Gifford emmène son seul prisonnier à travers les plaines arides pour qu'il se fasse juger ou on eu lieu les méfaits.
Gifford est persuadé que Deans ("le vieux", comme il l'appelle) est parti avec le butin et s'est enfuit pour le Mexique.
Le shérif et Billy font une halte au milieu de nulle part dans un relais-saloon tenu par Coppeland, une vieille connaissance de Gifford. Coppeland est un ancien chasseur de bisons qui souhaite finir ses vieux jours dans ce commerce.
Grégory "one hat"

Mais Deans arrive à surprendre tout le monde et libère son jeune associé.
Les deux hommes s'enfuient, mais Coppeland avec un fusil de précision (qu'il avait quand il chassait) blesse Deans à la jambe.
Gifford et Coppeland se mettent à la poursuite des deux hors la loi.
Fatigué, blessé, Deans propose à Billy de partir avec les 420 dollars et de commencer une nouvelle vie. Billy refuse catégoriquement.
Après avoir rencontré 4 apaches marginaux et belliqueux, Deans et Billy se réfugient dans une ferme ou il font connaissance de Spencer, un fermier rustre et sans cœur et sa femme Esther.
Esther ne rêve que d'une chose: partir loin de ce mari violent.
En arrière plan: il a morflé "Buffalo Bill"...

La critique:
"Crépusculaire" et "désenchanté", voici les deux adjectifs qui conviennent le mieux à ce film réalisé par Ted Kotcheff en 1974.
Tourné avec peu de moyen, Un colt pour une corde, n'en reste pas moins un petit bijou âpre et parfois violent.
Les dialogues sonnent juste. La lenteur du film n'est jamais préjudiciable, au contraire, elle lui amène une atmosphère particulière.
Peck est "imPECKable" dans ce rôle d'anti héros et parvient à rendre son personnage attachant.
Ce sera le seul western tourné par Ted Kotcheff qui connaitra le succès en 1982 en réalisant le premier Rambo.

La note: 17/20

Le plus:
Belle performance de tous les acteurs, avec quelques seconds rôles croustillant (Coppeland par exemple). Mention spéciale aux quatre apaches qui rentrent dans le Panthéon des indiens les plus flippant de l'histoire du western.

Rihanna dans le clip Umbrella?
Le moins:
Le titre français qui fait penser à un titre de western spaghetti: Un colt, une corde (1969), tout ça pour appâter le chaland. Car dans les années 70, le western italien était en pleine bourre alors que le western made n USA battait de l'aile)...Dommage le titre original "Billy two hats" était plus poétique.

L'anecdote:
Desi Arnaz Jr, saltimbanque américain d'origine cubaine, jouera en 1992 dans The mambo Kings le rôle de son propre père: Desi Arnaz Sr, un  musicien qui arrive de la Havane et qui créé un groupe de mambo. Le papa, d'ailleurs, dans les années 60, fera une belle carrière: car après avoir créé le groupe, il sera remarqué par Hollywood et deviendra célèbre dans la sitcom I love Lucy.


lundi 30 janvier 2017

OPEN RANGE

2003. USA. En couleurs. Une distribution Touchstone Pictures et Pathé films.
Un film de Kevin Costner.

 Robert Duvall regarde de façon suspecte Costner. En même temps, un gars de 48 ans qui a comme prénom Kévin, c'est forcément louche.
Avec dans les rôles principaux:
Robert Duvall   (Boss Spearman)
Kevin Costner   (Charley Waite)
Annette Bening   (Sue)
Michael Gambon   (Denton Baxter)
Michael Jeter   (Percy)
Diego Luna   (Button)
James Russo   (Sheriff Poole)
Abraham Benrubi   (Moose Harisson)

Le résumé:
1882, quatre hommes (Boss Spearman le cowboy vétéran; Charlie Waite qui se révèlera être un ex pistoléro; Moose, l'armoire à glace et l'apprenti vacher Button) conduisent un troupeau à travers les prairies du Far West.
Alors qu'ils se reposent à leur campement, un violent orage éclate et ils sont obligé de faire une halte prolongée. Immobilisés à cause des intempéries, ils utilisent plus de nourriture que prévu.
Boss décide d'envoyer Moose à Harmonville (le patelin d'à coté) pour faire le plein de provisions.
Mais Moose ne revient pas. Boss et Charlie décident d'aller en ville, le chercher.Il lui est surement arrivé quelque chose.
Effectivement, l'homme du relais pour les chevaux, leur explique que Moose a été pris dans une bagarre qu'il n'a pas déclenché avec des éleveurs locaux. Il se trouve en prison, bien amoché.
Spearman et Waite se rendent au bureau du shériff pour récupérer Moose.
Poole, le shériff est catégorique. C'est bien Moose qui a déclenché la bagarre dans l'épicerie. Ses amis ne le croient pas, ce n'est pas le genre de Moose.
Poole veut bien le laisser sortir, mais demande aux deux hommes de payer une amende astronomique.  C'est un vol manifeste et un abus de pouvoir pour les éleveurs itinérants.
Dans le bureau du shérif il y a un autre homme: Denton Baxter, un riche propriétaire terrien d'origine irlandaise. Toute la ville est sous le joug de Baxter, et Poole est à sa solde. Baxter qui déteste les éleveurs itinérants demande à Spearman de vite récupérer Moose et de quitter le coin au plus tôt
Avant de partir de Harmonville, ils conduisent Moose chez le docteur Barlow. Ils font aussi la connaissance de Sue, qu'ils prennent pour la femme du docteur. Charley tombe vite sous son charme.
Moose soigné, les 3 hommes reviennent au campement. Button leur apprend qu'ils sont surveillés par 4 hommes cagoulés. Pour Spearman , il n'y a aucun doute: les 4 hommes employés par Baxter sont venus voler leur troupeau. Spearman décide de contre attaquer en les prenant par surprise.
L'affiche américaine
La critique:
Admirable. Tout sonne parfaitement juste dans Open Range. Que ce soit le jeu des acteurs (Duvall n'a jamais été aussi bon), un scénario simple sans être simpliste et une reconstitution du vieil ouest qui ne laisse rien au hasard (précarité des constructions, rues boueuses, décors sans fioriture). On se prend à rêver d'être dans ces prairies conduisant un troupeau comme ces cowboys. Normal les décors naturels somptueux (tout est tourné au Canada) sont sublimés par une photographie magnifique.
On passe un moment jubilatoire, tous les ingrédients d'un western exceptionnel sont réunis:action, grands espaces, et au milieu de tout ça une histoire d'amour inespérée.
Costner nous avait ravi avec Danse avec les loups, et énormément déçu avec The postman.
The postman (western post apocalyptique) se révélait être un nanar pompeux, dégoulinant de bons sentiments, réalisé avec de grosses ficelles. Un échec, tant sur le plan artistique que sur le plan commercial. Costner, intelligemment, a su se remettre en selle avec Open Range et inverser totalement la vapeur. La sobriété est de rigueur et aucune faute de gôut n'est à déplorer. Il réalise le film de sa vie. Il alterne les moments intimes parfaitement avec les scènes d'action. Un dosage parfait, ni trop peu, ni pas assez. Chacun y trouve son compte, même pour les "non fans" de western.
L'excellent critique de cinéma François Forestier dans "le nouvel obs" disait que dans ce film était fait avec un bonheur d'artisan. C'est exactement ça.



A noter que le chien sur la carriole n'a pas sa ceinture, et ç'est trois points direct
La note: 19/20

Le plus:
 Réalisé de façon magistrale, le gunfight final restera dans les mémoires comme l'un des plus réalistes.

Le moins:
Pour avoir déjà vu le film lors de sa sortie au cinéma en 2004, je savais qu'en faisant aujourd'hui sa critique, j'aurais du mal a trouver quelque chose de négatif. J'avais le souvenir d'un chef d'œuvre du genre, et je n'ai pas été déçu en le revoyant. Mieux, il s'est bonifié avec le temps. Alors pour chipoter, on va dire que Kevin Costner se situe juste un "léger cran au dessous", niveau jeu d'acteur, que l'immense Robert Duvall et que la très "juste" Annette Bening.


Annette Bening, belle et talentueuse dans un rôle "à la Meryl Streep"




L'anecdote:
Le film est tiré d'un roman de Laura Paine qui s'appelle "The open range men".  C'est aussi elle qui va transformer son bouquin en scénario pour en faire une adaptation cinématographique. Malheureusement, elle décèdera en 2001, 2 ans avant la sortie du film.
(source Wikipédia)
L'acteur irlandais Michael Gambon... qui ne vient pas d'Aoste

mercredi 25 janvier 2017

LA VILLE SOUS LE JOUG

(The vanquished ou The gallant rebel). 1953. USA. En couleurs. Une distribution Paramount.
Un film de Edward Ludwig.
Avec dans les rôles pricipaux:
John Payne (Rockwell Grayson)
Jan Sterling (Rose Slater)
Coleen Gray (Jane Colfax)
Lyle Bettger (Roger Hale),
Willard Parker (Capitaine Kirby),
Roy Gordon (le docteur Colfax)
Charles Evans (le général Hildebrandt).


La ville est sous le joug, le pistolet est sous la joue et Stéphane Delajoux (mais je m'égare)

LE RESUME:
En 1866, à la fin de la guerre de Sécession, de nombreuses villes sudistes sont occupées par les forces nordistes, les vainqueurs.
 Des administrateurs civils sont nommés par les autorités pour les administrés, c'est le cas de la ville de de Galestone.
C'est Roger Hale, un "enfant du pays" qui la gère à sa façon. Aidé par sa fiancée Rose Slater, une femme partie de rien qui veut s'enrichir coute que coute et du capitaine Kirby, un ripoux,  Roger Hale règne en despote.
Les malversations se multiplient ainsi que les injustices et malheureusement les pendaisons des citoyens récalcitrant s'enchainent.
Après une de ces pendaisons qui a vu mourir un pauvre paysan du coin qui ne pouvait pas payer ses impôts, les notables se réunissent. Ils sont prêt a se rebeller mais ne savent pas exactement comment procéder. C'est le moment que choisi Rockwell Grayson pour faire "sa rentrée au pays". Grayson était l'un des habitants les plus fortunés de Galestone avant la guerre civile. Ancien officier sudiste, il sort de quelques années de prison. Au saloon, tout le monde reconnait sa bravoure et son courage, il est accueillit en héros.
Les notables lui expliquent que la situation de la ville est critique, mais Grayson leur dit que la guerre est finie et que ca ne sert à rien de s'entêter. Et surtout qu'il faut se plier aux règles de l'administrateur civil. Il est maintenant conspué et reçoit même un coup de poing.
Hale qui vient d'arriver dans le saloon, assiste à la scène. Il paye un verre à Grayson et lui propose même du travail comme récolteur d'impôts.
Ensuite, à la réception de l'hôtel, Rockwell tombe sur son ancien amour de jeunesse: Jane Colfax. Après toutes ces années, ils s'enlacent comme si rien n'avait changé. Ils sont toujours amoureux l'un de l'autre.
Le lendemain, Grayson va rendre visite à Hale dans sa maison (qui était la sienne avant que Hale la réquisitionne) et accepte la place qu'on lui avait proposé. Un poste que les habitants de Galestone considèrent comme une trahison de la part de Grayson.

LA CRITIQUE:
Encore un western qui laisse un gout amer. Pourtant il y avait tous les ingrédients pour faire un bon film: un excellent scénario, des moyens assez importants, et surtout deux méchants "haut de gamme": Lyle Bettger et Jan Sterling.

Mais à coté de ça, les faiblesses sont énormes. Autant les méchants assurent, autant le héros et l'héroïne sont trop fades. John Peigne (oui appelons le ainsi, car il a le charisme d'un peigne) ne convainc pas dans ce rôle complexe. Un "Kirk Douglas" ou un "Robert Mitchum" aurait bonifié le rôle. Payne nous avait habitué à mieux (Quatre étranges cavaliers).
Et la réalisation est vraiment trop faible, peu de prise de risque et  sans aucune imagination.
Ca manque aussi d'action , il faut attendre la 54 ième minute pour que ça s'emballe un peu.

Deux méchants qui "travaillent du chapeau"




LA NOTE: 10/20

LE PLUS:
Un scénario inventif qui sort des sentiers battus du western classique.

LE MOINS:
Trop de faux raccords (qui en deviennent presque amusants).

L'ANECDOTE:
Avant d'être acteur, John Payne a été lutteur professionnel.
Fameuse contrepèterie: Quand il touche à son petit banc, John Payne boude.
 

mercredi 18 janvier 2017

LA CHARGE DE LA HUITIEME BRIGADE

(A distant trumpet). 1964. USA. En couleurs. Une production Warner Bros.
Un film de Raoul Wash.
Avec Troy Donahue ( Lieutenant en second Matt Hazard) , Suzanne Pleshette (Mrs Kitty Mainwarring) , Diane Mc Bain (Laura Frelief), James Gregory (Général Alexander Upton Quaint) , William Reynolds (1 er lieutenant Teddy Mainwarring), Claude Akins (Seely Jones) et Barlett Robinson (Major Hiram Prescott).
 
LE RESUME:
Des indiens sont sur le sentier de la guerre. La cavalerie arrive puis s'arrête. Elle ne peut continuer à les poursuivre car elle a reçu l'ordre de Washington de ne pas franchir la frontière.
Pendant ce temps, à l'académie militaire de Westpoint, le général Alexander Upton Quaint, un spécialiste des indiens prodigue des cours à de futurs gradés. Il leur parle d'une tribu constituée d'indiens mercenaires qui continue à semer le trouble dans une partie de l'Arizona.
Quelques temps plus tard, une diligence arrive dans une petite ville d'Arizona avec un lieutenant fraichement promu: le lieutenant Hazard accompagné d'un guide indien. Une esclandre a lieu entre le guide et un des militaires, un sergent qui est venu les accueillir. Mais le lieutenant y met fin en donnant raison à l'indien. Ils se rendent ensuite à Fort Delivery (un poste reculé ou les militaires doivent surveiller les mouvements des peaux rouges et arrêter les fauteurs de troubles) commandé par le lieutenant Teddy Mainwarring.
Hazard fait aussi la connaissance de la femme du liutenannt: Kiki Mainwarring qui s'ennuie à mourir dans ce fort.
Alors qu 'ils sont entrain de couper des rondins de bois, hors du Fort, Hazard et quelques hommes sont victimes d'une attaque des apaches. Le lieutenant recueille Kiki, elle aussi attaquée alors qu'elle allait en ville. Comme la nuit est tombée et que la situation reste dangereuse, Hazard passe la nuit avec Kiki dans une grotte. Un jeu de séduction nait entre eux et ils tombent dans les bras de l'autre.
Revenu au Fort, Hazard décide de reprendre un entrainement intensif pour les hommes craignant une nouvelle attaque.




Pendant un orage, Troy Donahue et Suzanne Pleshette se réfugient dans une grotte et visiblement ils ont trouvé le chauffage...

LA CRITIQUE:
Un western avec beaucoup d'ambitions, trop sûrement. Le film aurait gagné à tendre vers plus de simplicité.
Y'a un peu trop de tout. Comme un bon plat ou la maitresse de maison aurait forcé sur chaque ingrédients, ça peut rapidement devenir indigeste.
Trop de scènes longuettes, trop de personnages secondaires sans envergure, un vaudeville amoureux trop prévisible, une musique trop envahissante, trop de bla bla, trop peu d'humour, des indiens trop sanguinaires et à la fin trop sympas.
Et puis on a du mal a aimer ce héros, vraiment peu sympathique.
Bref, ce qui aurait pu être un chef d'œuvre, restera un long métrage à grand spectacle qui tombe à plat.
A noter, quand même, que les 30 dernières minutes valent le détour.

LA NOTE: 11/20

"Une solution , l'indien, pour retrouver le chemin du fort?
- oui, homme blanc, toi acheter urgemment un gps..."

LE PLUS:
La dernière scène de bataille entre les apaches et la huitième brigade restera une des plus impressionnantes (au niveau intensité, en nombres de figurants aussi) que le western ai donné. Rarement on a vu une confrontation indiens/ hommes blancs plus épique.
1er Ideal du Gazon, suivi de A Pied par la chine et 3ieme Fête du slip... Mais on attend quand même la photo finish.
LE MOINS:
Le général Upton Quaint... La caution intellectuelle du film. A chaque fin de phrases (qui sont un mix de celles  de Jean Claude Van Damme et de Michel Houellebecq), il est obligé de nous sortir une locution latine.
La première passe encore; a la troisième on est déjà agacé et vers la fin, on a qu'une envie c'est qu'il se fasse chopper par les apaches pour qu'ils le scalpent. Malheureusement ça n'arrivera pas...

L'ANECDOTE:
C'est le dernier film réalisé par Raoul Walsh.

lundi 16 janvier 2017

COUP DE PROJECTEUR: BILL DOOLIN



William "Bill" Doolin est né en 1858 à Johnson County dans l'Arkansas. Il est mort en 1896, le 24 Aout à l'age de 38 ans (bien plus jeune que le rôle joué par Burt Lancaster dans Winchester et jupons courts).
Ce fut l'un des bandits les plus dangereux de l'ouest, il intégra le gang Dalton puis fut l'un des fondateurs du Wild Bunch et se spécialisa dans le pillage des banques et l'attaque de trains et de diligences.
Ses parents, des fermiers, se nommaient Mickael et Artemina.
Après une enfance sans histoire, il quitte le domicile familial en 1881 à l'âge de 23 ans. Il se fait engagé par Oscar Halsell, un propriétaire terrien, comme cowboy.
En parallèle de cette activité légale, il se rapproche de bandits notoires: Georges "Bittercreek" Newcomb (joué par John Savage dans le film), Charley Pierce, Dick Broadwell, Bill "Tulsa Jake" Blake, Dan "Dynamite Dick", et Emmett Dalton (un des célèbres frères Dalton).

Bill Doolin

Ses premiers problèmes avec la justice américaines ont lieu en 1891 à Coffeyville. Doolin est ivre sur la voie publique, et avec quelques copains ils sèment la zizanie. Alors que les forces de l'ordre essayent de l'arrêter et de confisquer l'alcool, une fusillade commence. Doolin arrive à s'échapper.
Une des deux banques attaquées à Coffeyville par les Dalton et Bill Doolin
En 1892, Doolin intègre à part entière le Gang Dalton. Les hors la loi tentent un pari fou: le 5 Octobre, ils décident d'attaquer deux banques en simultanée toujours dans la ville de Coffeyville (Arkansas). C'est un échec. Rien ne se passe comme prévu. Les hommes du gang arrivent à cheval , bien habillés et déguisés avec des postiches. Ils sont d'abord pris pour des hommes de loi. Seulement un passant finit par les reconnaitre et hurle "les Dalton, ce sont les frères Dalton".Une fusillade éclate entre les citoyens de la ville et les hors la loi La quasi totalité du gang Dalton est décimé.
De gauche à droite: Bill Power, Bob Dalton, Grat Dalton et Dick Broadwell. Une fin de vie sanglante.
 Seuls arrivent à s'en sortir: Emmett Dalton et Doolin.
 Dalton et Doolin forment ensuite le célèbre gang "Wild Bunch".


Mise à prix de 5000 dollars, Bill Doolin est recherché "mort ou vif"

Les attaques contre les banques et les trains se succèdent.
Ils prennent sous leurs ailes deux jeunes filles un peu perdues, sans famille et qui ont soif d'aventures. Ils les surnomment Little Britches et Cattle Annie (comme on peu le voir dans le film Winchester et jupons courts).
Toujours la même année, ils pillent une banque à Speaville. Pour ce faire, ils s'acoquinent avec le bandit Oliver Yantis. Les outlaws fuient et se réfugient chez la sœur de Yantis. Mais 1 mois après, les forces de l'ordre retrouvent leurs traces et Yantis est abattu. Doolin, par chance, arrive encore à s'en tirer.
En mars 1893, il épouse Edith Ellswoth à Ingalls en Oklahoma.
Quelques temps après, lors de l'attaque d'un train , il est  grièvement blessé au pied.
Le gouvernement américain en a plus qu'assez de ce gang qui lui échappe quasi systématiquement et qui tourne les autorités en ridicule. Il décide d'envoyer ses meilleurs hommes sur la piste du Wild Bunch. Parmi ces policier, on peut compter sur deux pointures: Bill Tilghman, un Marshall impitoyable et Heck Thomas.

Bill Tilghman, il est "la loi".
En 1894 à Ingalls, 14 marshalls rentrent en conflit avec les bandits. S'ensuit un gunfight d'anthologie. Trois hommes de loi sont tués et deux malheureux passants. Cet épisode sanglant fut appelé par les historiens "la Bataille d'Ingalls" (et Charles n'a rien à voir avec tout ça, il était entrain de couper du bois...).
En 1895, c'est Charlie Pierce et Buttercreek Newcomb qui sont abattus par des chasseurs de prime. Il faut dire que les primes proposées par le gouvernement sont plus qu'alléchantes et attirent beaucoup de pistoléros.
A la fin de 95, Doolin et sa femme se cachent près de Burdin au Texas.
En 1896, alors qu'il est dans son bain (le seul remède pour atténuer ses rhumatismes), Doolin est capturé  par Bill Tilghman.
Encore une fois, le bandit d'échappe. Il rejoint sa femme à Lawson dans l'état de l'Oklahoma.
C'est alors, que le marshall Heck Thomas l'abat. Doolin a 38 ans.


A la fin de leur vie, certains sont criblés de dettes, Bill Doolin, lui est criblé de balles
 Il sera enterré au cimetière de Summit View à Guthrie.
En 1898 la plupart des membres du Wild Bunch sontt morts. Seul Emmett Dalton sort vivant de ces années tumultueuses. Il fit même une petite carrière dans le cinéma à Hollywood (comme comédien et conseiller historique). Il décèda d'une mort naturelle en 1937 à Los Angeles.

Le célèbre groupe américain: les Eagles (Hotel california) ont sorti une chanson sur leur album concept "Desperado" (sorti en 1973) qui s'appelle tout simplement: "Doolin/Dalton.

Emmett Dalton en 1893.
Les principaux films concernant Bill Doolin:
Randolf Scott (1949)
 
 
Audie Murphy (1952) 

Far West 89 (1948): Robert Armstrong.
Face au chatiment (1949): Randolf Scott
A feu et à sang (1952): Audie Murphy
Winchester et jupons courts (1981): Burt Lancaster




Burt Lancaster bien entouré par les hommes du Wild Bunch




dimanche 8 janvier 2017

WINCHESTER ET JUPONS COURTS

(Cattle Annie and Little Britches). 1981. USA. En couleurs. Une production Metro Goldwyn Meyer.
Un film de Lamont Johnson.
Avec Amanda Plummer (Annie), Diane Lane (Jenny, Miss Pantalon), Burt Lancaster (Bill Doolin), Rod Steiger (Major Bill Tilghman), John Savage (Battlecreek Newcomb), Scott Glenn (Bill Dalton) et Buck Taylor ( Dynamite Dick).
Après , il va danser Rabbi Jacob...
LE RESUME:
A la fin du siècle dernier, deux jeunes filles "perdues et orphelines" sont montées clandestinement dans un train. Bien cachées, elles assistent à l'attaque du train par la bande de Bill Doolin , le fameux desperado. Ca tombe bien, les deux filles sont passionnées par les bandits de grands chemins et ne perdent pas une occasion de lire leurs "exploits" dans les différents journaux locaux.
Peu de temps après, elles trouvent une place dans les cuisines d'un restaurant, mais exploitées par le gérant de l'établissement, elles se rebellent et quittent leurs emplois avec" perte et fracas".
Après avoir erré en ville, elles sont encore aux premières loges pour voir Doolin et son gang investir la ville pour prendre un peu de "bon temps". La population qui connait bien le bandit semble habituée à le voir fréquemment.
Alors qu'ils sont tranquillement à boire un coup chez un commerçant du coin, Annie et Jenny les rejoignent et trinquent avec eux, ce qui amuse beaucoup Doolin.
Prévenus de l'arrivée du Major Tilghman et ses hommes, les bandits sont obligés de fuir dans la précipitation. Tilghman un homme austère et intègre, est chargé par le gouvernement américain de capturer Doolin et ses acolytes.
Tighman arrive trop tard, il comprend vite que la bande est déjà loin et que les habitants les "couvrent". Pas abattu pour autant, il se remet à leur poursuite.
Annie qui est tombée sous le charme d'un des hommes du gang: Battlecreek Newcomb (un blanc élevé par les indiens), n'a plus qu'une idée en tête, les rejoindre et faire partie de l'aventure.
Pendant que Burt Lancaster se débat comme un beau diable, on tente de lui faire les poches...C'est moche!
LA CRITIQUE:
Le film qui s'est longtemps appelé en France: Bill Doolin le hors la loi est une réalisation d'un vieux routard de la télé américaine : Lamont Johnson.
En 1981 , le western est considéré par la plupart de l'intelligencia Hollywoodienne comme démodé.Les scénaristes ont du mal à se renouveller et il est vrai que le genre tourne à vide. D'ailleurs les spectateurs se désintéressent des histoires de cowbys, préférant la science fiction (la série des Star Wars, Terminator ou Alien) ou des films d'actions ou d'aventures ( les Rambo, les Indiana Jones, les Mad Max). Bref on rentre dans l'ère des blockbusters américains et des années Cannon. Et ce western un peu nostalgique du "vieil ouest" sorti en 1981 ne va pas déroger à la règle, il fera un énorme bide. Pas mérité d'ailleurs, car les aventures rocambolesques  de ce gang ayant réellement existé sont plutôt plaisantes. Biensur les scénaristes ont édulcorés les personnages, ils ont même reussi à faire de Doolin, une sorte de "vieux mentor philosophe" alors que c'était un assassin sans foi ni loi.

LA NOTE: 14/20

A gauche les vraies Annie et Jenny, à droite leurs doubles "façon  Hollywood"

LE PLUS:
Burt Lancaster trouve un de ses meilleurs rôles dans celui du hors la loi Bill Doolin. Charismatique, il excelle en vieille gloire  de l'ouest qui prend sous sa protection les deux jeunes femmes. Il apporte de la bonne humeur au film.

LE MOINS:
Amanda Plummer, quand a elle, a du mal a nous convaincre malgré l'énergie de son personnage
Le problème déjà, c'est qu'elle est aussi séduisante qu'un discours de François Bayrou. Elle en fait trop ou pas assez, bref elle n'est jamais au diapason.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Ros Steiger n'essaye pas d'étrangler Amanda Plummer...

L'ANECDOTE:
Diane Lane (Rusty James, Face à Face, En pleine tempête, Infidèle,  Man of steel ou la série western Lonesome Dove) est aussi connue pour avoir été la femme de Christophe Lambert de1988 à 1993.

lundi 21 novembre 2016

L'AVENTURIER DU TEXAS

(Buchanan rides alone). 1958. USA. En couleurs. Une production Columbia Pictures Corporation.
Un film de Budd Boetticher.


Randolph Scott, un "jeu" tout en retenue...

Avec Randolph Scott (Tom Buchanan), Craig Stevens (Abe Carbo), Barry Kelley (Lew Agry, le shérif), Tom Avery (le juge Simon Agry), Peter Whitney (Amos Agry), Manuel Rojas (Juan de la Vega) et LQ Jones (Pecos).

LE RESUME:
Tom Buchanan est un aventurier et mercenaire de la guerre civile du Mexique. Il revient aux Etats Unis avec un petit paquet d'argent en poche. Bien décidé a stopper cette vie tumultueuse, il a comme projet de s'acheter un petit lopin de terre et d'y élever quelques bêtes... Il fait halte à Agry Town histoire de se reposer un peu. Mais il comprend vite qu'il n'y est pas forcement le bienvenu et il a une altercation avec le shérif Lew Agry.
Dans le saloon il se fait agresser par un jeune" blanc bec qui joue les durs": Roy Agry, qui n'est autre que le neveu du shérif. Mais il le "remet en place".
Arrive en trombe sur son cheval, un jeune mexicain du nom deJuan de la Vega, il en veut à Roy et après une dispute, il le descend. Le shérif intervient et avec quelques hommes, ils commencent à tabasser le mexicain. Ca met Buchanan hors de lui, et il intervient pour le défendre. Finalement , le sherif arrête les deux hommes et les met en prison, bien décidé a les pendre.
Abe Carbo, un autre aventurier qui a assisté a la scène, s'empresse d'aller raconter au juge de la ville Simon Agry, que son fils s'est fait tué. Le juge Agry est le frère du shérif Lew Agry.
Alors que le village s'apprête a lyncher les deux "présumés coupable", le juge empêche la pendaison, dans un but politique (montrer qu'il est fidèle à la loi pour une possible réélection).
En prison, Juan de la Véga raconte à Buchanan que Roy avait passé la frontière et avait agressé sa sœur, c'est pour cela qu'il l'a tué.
Le lendemain, le procès présidé par le juge Agry lui même commence. Buchanan est acquitté par le jury populaire mais le jeune mexicain est condamné à mort.

Moitié Randolf Scott, moitié Bruce Lee... Quand le concepteur de l'affiche a forcé un peu sur l'apéro




LA CRITIQUE
Budd Boetticher signe là un western tout à fait honorable. Une histoire qui tient la route. Une belle rivalité digne du genre entre les frères Agry qui nous tient en haleine. Des seconds rôles qui assurent et des paysages arides comme on les aime. Tous les ingrédients seraient réunis pour faire de cet aventurier du Texas, un classique du genre sauf que... Randolf Scott;c'est un euphémisme; n'est pas le plus grand acteur du monde.
Et le dénouement est trop brouillon


LA NOTE: 13.5/20


Nouvel essai du concepteur... qui cette fois a un peu du mal avec les proportions du corps humain... On est loin de "l'homme de Vitruve "de  Léonard De Vinci...
LE PLUS:
Les seconds rôles, beaucoup plus charismatiques, prennent l'avantage sur le héros du film. Notamment Craig Stevens (Carbo) ou encore LQ Jones, remarquable dans le rôle de Pecos.
Carbo, le jour ...Carbo de nuit: 35 jours sans voir la terre, pull rayé, mal rasé...
LE MOINS:
Les 20 dernières minutes partent vraiment "en cacahuète". C'est alambiqué et d'une confusion totale.

L'ANECDOTE:
Dans leurs jeunes années, alors qu'ils étaient aux prémices de leur carrières, Randolph Scott et Cary Grant ont partagé un appartement. D'après les rumeurs Hollywoodiennes, ils auraient aussi partagé le même lit.

lundi 14 novembre 2016

COUP DE PROJECTEUR: ROBERT VAUGHN

 


Ce vendredi 11 Novembre 2016, à Ridgefield (Massachussetts), le dernier survivant des 7 mercenaires s'est éteint à l'âge de 83 ans, d'une leucémie aigue.
Redécouvrons cet acteur qui a eut une carrière longue et riche que ce soit au cinéma ou surtout à la télévision.
Il est né le 22 Novembre 1932 à New York.
Ses parent s divorcent alors qu'il est encore tout jeune et il suit sa mère qui part vivre dans le Minesota.
S'en suit une scolarité plutôt brillante ou d'ailleurs il est diplomé en journalisme à l'université puis il continue et obtint un un doctorat en communication.
Parallèlement à ses études, on peut commencer à le voir à la télévision.
Il se décide définitivement, il sera acteur.
Il débute dans un épisode du feuilleton Medic.

Il incarne Billy The Kid en 1957


En 1957, il est Billy The Kid dans Tales of Wells Fargo.
Puis viennent une multitude de rôles dans des séries western: Gunsmoke, l'homme à la carabine, Bronco, Laramie, Bonanza ou encore le virginien.
La même année, il interprète une autre figure de l'ouest: Robert Ford, le lâche assassin de Jesse James dans Le carrefour de la vengeance.
En 1959, c'est Ce monde à part, ou son jeu est remarqué puisqu'il est nommé à l'oscar du meilleur second rôle, mais il n'obtiendra pas la précieuse récompense.
Il "éclate" en 1960 puisqu'il rejoint le casting des 7 mercenaires. Il est Lee, le cowboy classieux qui garde toujours son "self control".

 
A coté de deux légendes
 Mais c'est entre 1964 et 1968, qu'il décroche son rôle le plus célèbre, celui de Napoléon Solo dans Des agents très spéciaux aux cotés de David Mc Callum. La série surfe sur la JamesBondmania qui sévit dans le monde entier, et est un franc succès.
Entre 72 et 74 c'est dans Poigne de fer et séduction , qu'il a le premier rôle.
Viendront  des "guest" dans les séries les plus connues: Columbo, Hawai police d'état, Arabesque, Agence tout risques, Rick Hunter, Perry Mason, Walker texas ranger ou encore le voyageur.
Mais aussi dans des films à succès: Bullit, Le pont de Remagen, La tour infernale, Superman 3 ou Delta Force.
Vers la fin de sa carrière on a pu le voir dans pas mal de série B:  C.H.U.D 2, Transylvannia twist, L'enterrée vivante, Killing bird
Clin d'œil, il sera aussi le juge Oren dans la série Les 7 mercenaires.

En 1972 il publie un livre "Only victims" consacré aux listes noires américaines. Un sujet qui lui tenait particulèrement à cœur.
Il était marié à Linda Staab et avait adopté deux enfants: Cassidy et Caitlin.
En 2016, il ne restait que lui des 7 principaux acteurs qui avaient joué dans le film

lundi 7 novembre 2016

LE BOURREAU DU NEVADA

(The Hangman). 1959. USA. En noir et blanc. Une production Paramount.
Un film de Mickael Curtiz.
Finalement, c'est pas si mal 50 nuances de Grey en film...
Avec Robert Taylor (Mac Bovard), Tina Louise (Selah Jennison), Fess Parker (le shérif Buck Weston), Jack Lord (Johnny Bishop), Gene Evans (Murphy), Mickey Shaughnessy (Al Cruse), Shirley Harmer (Kitty Bishop) et José Gonzales-Gonzales (Pedro Alonso).

LE RESUME: Mac Enzie Bovard, officier de la police fédérale , considéré comme un homme intègre et tenace est surnommé "le bourreau du Nevada". Pourtant il déteste ce surnom. Son job consiste à traquer les hors la loi, et comme il le dit, c'est à la justice de faire le reste.
Là, il amène en prison un certain Zimmerman. C'est l'un des 4 membres d'un hold up  meurtrier contre une diligence de la Wells Fargo, il y a deux ans et demi.
Un "Robert", une "Louise" et notre "Fess"préféré... Un trio gagnant.
Sur les 4 malfrats, il ne reste plus qu'une personne à arrêter et qui a été dénoncé par les autres: John Butterfield.
Le problème c'est que Bovard n'a qu'une description assez sommaire de l'individu: jeune, grand et blond. Il ne l'a jamais vu. Il compte sur un indice un peu plus prometteur: il aurait fait partie de la garnison de Fort Kenton.
Il décide de s'y rendre pour en apprendre plus. Là-bas il apprend qu'une jeune femme du nom de Selah Jennison a bien connu Butterfield. C'était un ami de son défunt mari.
Depuis qu'elle est veuve, elle survit au fort en travaillant au lavoir pour un salaire de misère.
Le Marshall lui propose 500 dollars pour qu'il l'accompagne a Northcreek (un endroit ou aurait été vu le bandit récemment), pour qu'elle l'aide à reconnaitre Butterfield. Elle refuse catégoriquement car elle ne souhaite pas trahir son ami. Mais Bovard qui a des certitudes sur la cupidité humaine, sait qu'elle craquera et qu'elle finira par accepter.
 En attendant, il part seul pour Northcreek. Il y fait la connaissance d'un jeune shérif sympathique: Buck Weston et d'un certain Johnny Bishop. Ce dernier pourrait bien être le coupable qu'il recherche.

LA CRITIQUE
Western plutôt psychologique. Curtiz privilégie les rapports humains aux scènes d'action.
L'intrigue demeure intéressante et on suit sans déplaisir notre héros, qui au fil du film, va perdre ses certitudes et s'humaniser un peu.
Pour une fois dans ce monde très masculin, c'est une femme qui fait avancer l'intrigue. Et Tina Louise est parfaite.
On aime aussi le fait de retrouver quelques acteurs des séries de notre enfance: Lorne Greene (Bonanza, Galactica), Jack Lord (Hawai, police d'état), Fess Parker (Davy Crockett) ou encore Gene Evans.
Toutes ces atouts font oublié une certaine mollesse et une réalisation très conventionnelle. On avait connu Mickael Curtiz plus flamboyant.

LA NOTE: 13.5/20

LE PLUS: Mickael Curtiz se devait de trouver pour le rôle complexe de Selah, une actrice qui rallie tous les suffrages. C'est chose faite avec l'envoutante Tina Louise.
Tina Louise que l'on retrouvera dans La chevauchée des bannis. Mais elle est surtout connue pour son personnage de Ginger Grant dans la série L'ile aux naufragés.

LE MOINS: La scène ratée du film. Selah sort avec sa nouvelle robe, elle attire tous les regards et les commentaires des hommes. On a l'impression d'être dans une mauvaise comédie des 60'.

Tina Louise au bord de la "nervous breakdown".



















 L'ANECDOTE: Petite devinette. Quelle est la différence entre les deux affiches ci dessous.
Entre l'américaine et la française le prénom de l'acteur qui joue le shérif a changé.
En effet, Fess Parker obtint le rôle titre de deux séries qui devinrent célèbres dans le monde entier:  Davy Crockett et Daniel Boone. Des personnages ayant existés au destin très similaire.
La société Walt Disney Pictures qui produisit Davy Crockett jugea que pour le public Français, il valait mieux changer le prénom de l'acteur qui jouait le trappeur. C'est ainsi que Fess Parker devint Fier Parker pour le marché francophone...






samedi 5 novembre 2016

QUAND PARLE LA POUDRE

(Town tamer). 1965. USA. En couleurs. Une production Paramount et AC Lyle.
Un film de Lesley Selander.

Avec Dana Andrews (Tom Rosser), Terry Moore (Susan Taverner), Lon Chaney (Charlie Leach, le maire), Bruce Cabot (Riley Candar), Lyle Bettger (Louis Ring), Richard Jaeckel (Johnny Honsinger), DeForest Kelley (Guy Taverner) et Pat O' Brien (le juge).

LE RESUME:
Kansas, 1879.
Lee Ring accepte la proposition que lui fait Riley Candar, le "parrain de la ville". Pour 2000 dollars, il doit abattre le shérif Tom Rosser, devenu un trouble fête pour la pègre locale.
Une nuit, alors que Ring veut accomplir son contrat, il se trompe de cible et abat la femme de Rosser: Caroll.
Deux ans plus tard, le veuf Tom Rosser fait la connaissance de Susan Taverner dans la diligence qui les conduit dans le Montana.

 
Même le cheval est plus expressif que Dana Andrews.

Rosser se rend rapidement compte que la ville est gangrénée par toute une bande de truands, dont son ennemi juré en tête: Riley Candar. Ce dernier est le patron d'un tripot appelé "le salon des plaisirs". Le juge et tout le bureau du shérif sont à sa solde.
 Mais quelques notables comme le maire, le docteur et d'autres habitants n'en peuvent plus de cette situation inique. Ils décident de créer leur milice pour lutter contre les bandits... Rosser ne voit pas ça d'un très bon œil, car il sait par expérience, que la situation va dégénérer... Et surtout, il doit s'occuper seul de Candar, le commanditaire du meurtre de sa femme.
LA CRITIQUE:
Un film de série B comme en produisait à la pelle , la Paramount dans les années 50 et 60.
Il se laisse regarder et sera vite oublié surement. Chacun vient cachetonner, mais certains s'en tirent pas trop mal. Ce n'est pas le cas de Dana Andrews; pourtant excellent dans le chef d'œuvre: le passage du canyon. Là en essayant de jouer le veuf éploré, il semble avoir été victime d'un avc. Il est raide comme un piquet, marche maladroitement et son faciès ne bouge pas d'un iota tout le long du film. On croirait un robot.
Et le problème c'est qu'on a du mal à s'imaginer que c'est ce gars qui va nettoyer la ville.
Restent quelques bons moments.
Town tamer, traduction littérale: le dompteur de villes.


LA NOTE: 11/20

LE PLUS:
Les seconds rôles, pour la plupart, s'en sortent bien  notamment Lon Chaney ou Richard Jaeckel. Mais celui qui tire son épingle du jeu, avec de loin le rôle le plus complexe du film c'est Lyle Bettger. Il se révèle excellent en interprètant Louis Ring. Torturé par ses anciens démons, et devenu shérif; il doit constamment choisir entre le bien et le mal.

LE MOINS:
La bagarre ridicule entre Dana Andrews et DeForest Kelley à la réception de l'hôtel.

L'ANECDOTE:
A ne pas confondre avec un autre western au titre quasi similaire: Quand la poudre parle (1953) de Nathan Jura avec Ronald Reagan et Dorothy Malone.
Le défilé du 1 er Mai de la CGT, c'est plus c'que c'était.